Tagged: france Toggle Comment Threads | Keyboard Shortcuts

  • sami ben gharbia 11:46 pm on January 25, 2009 Permalink | Reply
    Tags: , , france, Obama, Sarkozy   

    Video message to Barack Obama 

    We all remember what the French President Nicolas Sarkozy declared, in his victory speech, shortly after winning the French presidential election in 2007:

    I want to issue a call to everyone in the world who believes in the values of tolerance, freedom, democracy, humanism, to all those who are persecuted by tyranny, by dictatorships […] I want to tell them that it will be France’s pride and its duty to be at their side. […] France will be on the side of the oppressed of the world. This is France’s message, it is France’s identity, it is France’s history.

    Election promises and sweet talks are notable for often being broken once a politician is in office. We will never forget the lie peddled by Nicholas Sarkosy on his second official visit to Tunisia (April 2008) : “Today, the sphere of liberties [in Tunisia] is progressing (…) I have complete confidence in your will to continue to enlarge the space of freedom in Tunisia.” Not a single word about human rights violations in Tunisia!

    Last year I wrote a blog post about how France voted for Ben Ali and how it was accordingly to the traditional “Politique Africaine” of France.
    This year, I’m wondering whether under the leadership of Barack Abama, the United States, who enjoys good relations with Tunisia, a country praised as “a counterterrorism ally”, will change its policy? Will Barack Obama have the ability to create better foreign policies based on ideals and respect, and not based on self-interest and safety? Can he stop US assistance to repressive regimes, “soft” dictators and “moderate Arab regimes”?

    Advertisements
     
    • Jillian C. York 3:09 pm on January 26, 2009 Permalink | Reply

      Very nicely done, Sami!

    • Chagra 4:43 pm on January 26, 2009 Permalink | Reply

      belle video ya sami (celle D’obama) …mais juste une petite remarque et permettez moi de rectifier : le mot “few” en anglais est different de ‘a few’. few = peu de …donc chwaya alors que ‘a few’ = quelques …let me illustrate: 1-I have a few questions to ask. 2- few members attended so we cancelled the meeting. donc il fallait utiliser ‘a few’ dans la sequence video…(excuse my english teacher’s natural reaction) .have a good time

    • Mariam Ayyash 12:35 pm on January 27, 2009 Permalink | Reply

      we first have to ask ourselves, what is his interest in defending the oppressed in the Arab world? you do understand that Tunisia is part of a land that is sitting in the most sacred, more strategic and wealthiest in the world today, and it contains people with a very distant history of nobility only few cultures share them that heritage, they are probably jealous over there! imagine if the oppressed gain power, where would that leave the hungry-to-power USA!

    • Sami Ben Gharbia 12:53 pm on January 27, 2009 Permalink | Reply

      @Jillian, thanks!

      @Chagra, merci cher ami, j’ai vraiment pas fait attention à ça, bien que j’ai croisé cette information. sur le Net. Trops tard pour éditer la vidéo, faut faire avec.

      @Mariam, I don’t ask them to defend the oppressed, I just ask them to stop their assistance to our oppressors. The battle for freedom is our own battle, and we will have to fight it ourselves and no one else is going to fight it for us.

    • eleega al-masry 7:49 pm on February 9, 2009 Permalink | Reply

      Dope. You were on my mind today so I thought I’d drop by to see what you were up to.

      Come illumine the balad again soon, on vacation ba2a.

    • MOhAMED 9:58 pm on February 22, 2009 Permalink | Reply

      salut.

  • sami ben gharbia 12:51 am on May 4, 2008 Permalink | Reply
    Tags: , , france   

    Sarkozy a voté Ben Ali 

    Visualiser la vidéo sur Blip.tv

    « Le premier des droits de l’homme, c’est manger, être soigné, recevoir une éducation et avoir un habitat ». On se souvient toujours de cette désormais célèbre phrase de l’ancien président français Jacques Chirac lors de sa visite en Tunisie qui avait provoqué un tollé. L’année dernière, son successeur, Nicolas Sarkoz, en entamant sa première visite d’Etat en Tunisie avait souligné que « le président Ben Ali est le premier à reconnaître qu’il y a des tas de choses à améliorer. Nous en avons parlé, nous avons parlé de cas particuliers». Au deuxième jour de sa deuxième visite d’Etat en Tunisie, Nicolas Sarkozy est resté fidèle à la diplomatie des contrats, que certains veulent qualifier de “Realpolitik”, et nous apporte la bonne nouvelle : “l’espace des libertés progresse en Tunisie”. Enfin ! Ben Ali a eu droit aux louanges de la part de quelqu’un qui ne veut pas s’ériger “en donneur de leçons” sur les droits de l’Homme.

    Et comme on est habitué aux insultes présidentielles françaises, après le « manger et taisez-vous » de Chirac voici Sarkozy qui invente la roue de son Union pour la Méditerranée :

    Vous avez une main d’oeuvre qui ne demande qu’à être formée, nous avons beaucoup d’intelligence et beaucoup de formation. (…) Ensemble, avec votre main d’oeuvre, avec nos écoles, nos universités, avec ce que nous échangerons, nous pouvons créer un modèle qui triomphera dans le monde entier.

    Ce sont là les propos racistes de Nicolas Sarkozy devant les 500 patrons français et tunisiens réunis en marge du forum économique tuniso-français, organisé à Gammarth en Tunisie.

    main-doeuvre tunisienne

    Côté affaires : La Tunisie devrait passer une commande d’une dizaine d’avions Airbus et conférer au groupe français Alstom l’équipement de la centrale thermique de Ghannouch (Gabès). Un montant global du contrat estimé à deux milliard d’euro. Un contrat qui renvoie au second plan les droits de l’Homme.

    Pourtant, le 13 novembre 2007 à Strasbourg, c’était bien le même Nicolas Sarkozy qui avait déclaré devant le Parlement européen que « tous ceux qui ont fait l’expérience de renoncer à la défense des Droits de l’Homme au bénéfice de contrats, n’ont pas eu les contrats, et ont perdu sur le terrain des valeurs. » Ou encore « Je ne crois pas à la realpolitik, celle qui fait échanger ses principes contre des contrats. »

    Sarkozy, le menteur, avait aussi déclaré en 2006:

    La France doive parler, ce n’est pas un droit, c’est un devoir. Le silence n’est ni plus ni moins que de la complicité. Il faut dire la vérité à un certain nombre de pays (…) Je ne peux pas accepter qu’au prétexte d’avoir de bons rapports avec la Chine ou avec la Russie, on s’abstienne de dire ce que l’on pense à propos de références universelles qui ont fait la place de notre pays à travers le monde comme le statut des prisonniers (…) ou la liberté de réunion. Si la France veut continuer à être un phare pour l’humanité, elle doit continuer à parler. Si elle se tait, c’est le phare qui s’éteint.

    Ce qui m’a énervé le plus avec ce nouvel épisode de diplomatie des contrats ce n’est pas tant les propos de Sarkozy en Tunisie, mais l’attitude des organisations de défense des droits de l’homme en Tunisie qui attendaient un “geste” fort et une position ferme de la France sur la question des droits de l’homme. Leur déception démesurée démontre qu’ils n’ont rien appris de la triste continuité de la politique française en Tunisie : la France sera du côté des dictateurs !

     
    • zizou from djerba 11:09 am on May 4, 2008 Permalink | Reply

      Je reprends ce que a dit Realiste dans le blog de Nadia from Tunis et j’ajoute que Sarkozy parlait du sud de la mediterranne ( compter l’egypte + la Syrie+ le Maroc + l’algerie…”

      “Et comme on est habitué aux insultes présidentielles françaises, après le « manger et taisez-vous » de Chirac voici Sarkozy qui invente la roue de son Union pour la Méditerranée :

      Vous avez une main d’oeuvre qui ne demande qu’à être formée, nous avons beaucoup d’intelligence et beaucoup de formation. (…) Ensemble, avec votre main d’oeuvre, avec nos écoles, nos universités, avec ce que nous échangerons, nous pouvons créer un modèle qui triomphera dans le monde entier.

      Ce sont là les propos racistes de Nicolas Sarkozy”

      Cette phrase, je l’ai écrit plusieurs fois et je persiste à le faire .Elle est parfaitement justifiée , faudrait peut-être arrêter de vous prendre pour des lanternes . Vos diplômes ne vous donne aucune capacité créatrice sinon ça se saurait depuis bien longtemps . Le fait que des tunisiens se retrouvent dans des labos ne fait pas d’eux des cerveaux .Ils sont tout simplement bien encadrés pour deenir productifs . Cette phrase, il l’a prononce en pensant à la chine que les européens espèrent contrer par la valeur ajoutée et de ce côté là, il n’y a aucun doute, ils ont encore de l’avance en matière grise sur les chinois comme sur le reste du monde . Il ne faut pas comparer des gens qui copient et qui profitent de leur masse salariale à faible coût avec ceux qui créent . Nous n’avons même pas été capabales de nous mettre au niveau des chinois ne serait-ce qu’en copiant le savoir faire européens alors je ne vois pas en quoi cette phrase de sarkozy serait déplacée . Par contre on sait très bien copier tout le reste .

    • Sami Ben Gharbia 12:03 pm on May 4, 2008 Permalink | Reply

      Ahla Zied,

      C’est qui le “vous” dans les propos de Realiste ?? puis je ne comprends pas le ton irrité de donneur de leçon et d’un monsieurs qui “sait tout” que ce monsieur adopte. Quant au détour par la Chine, c’est de la poudre aux yeux des adeptes de la “realpolitik” qui n’hésitent pas à applaudir Bourguiba, Ben Ali, le RCD et même Sarkozy.

      Mais bien sur que tout est bloqué en Tunisie, surtout au niveau des cerveaux. On connait ça depuis belle lurette. Sous une dictature rien n’avance. Le malheur c’est qu’il y a toujours des soit-disant diplômés parmi nous qui n’arrivent pas encore, malgré les diplômes, la culture et les voyages, à croire aux valeurs de la libertés et des droits de l’Homme, ni à oeuvrer pour les défendre.

    • Slim Amamou 12:30 pm on May 4, 2008 Permalink | Reply

      Sami, il a raison. peut être pas sur le ton, mais il à raison.

      Pourquoi diable est ce qu’on aurait honte d’être de la main d’œuvre? Nos ouvrier sont qualifiés, ont devrait s’en réjouir. Nos ouvriers, ceux qui n’ont pas fait beaucoup d’études, ceux qui ont appris un métiers sont au moins aussi qualifiés que ceux de la France. pourquoi vous ne le prenez pas comme ça?

      Ces “petites gens” représentent la majorité des Tunisiens et j’en suis fier.

      Et puis l’intelligence à cet avantage, qu’elle ne s’argumente pas , elle se prouve. Si quelqu’un vous dit que vous n’êtes pas intelligent, c’est pas la peine de gueuler, prouvez que vous êtes intelligent.

    • النسر الأسود 1:02 am on May 5, 2008 Permalink | Reply

      شكرا سامي على التدوينة وعلى الفيديو.

      المشكلة انّ في النقاش الدائر حول اهانات ساركوزي ثمّة حاجة مفقودة ومايؤمنوش بيها أصحاب ” النظرة الواقعية”. الحاجة هذي اسمها الكرامة ، ولكرامة مهاش فقط قيمة فردية، لكنّها ايضا قيمة جماعية تنطبق على الشعوب والآمم. وهي حاجة نتعلّموها منذ الصغر… معناها يا امّا عندك يا امّا ماعندكش… واللي يضيّعها مرّة، انسى… ماعادش ترجع له…

    • Sami Ben Gharbia 3:38 pm on May 10, 2008 Permalink | Reply

      Slim, y a pas honte à être une main d’oeuvre. Le problème c’est lorsqu’on classe tout un peuple dans cette catégorie, ce qui est ni juste, ni équitale.

      نعم الكرامة، غسان، و الوعي الذاتي و الجماعي بها

    • Global Voices Online » Tunisia: Sarkozy's Visit Spurs Blog Reactions 11:36 pm on May 11, 2008 Permalink | Reply

      […] Global Voices Advocacy Director Sami Ben Gharbia writes with irony about this visit in a post titled “Sarkozy has voted Ben Ali” (”Sarkozy a voté Ben Ali”), even embedding a video of famous French muppets ‘”les guignols de l’info” […]

    • Emma Benji » Sommes-nous idiots ? 7:38 pm on May 13, 2008 Permalink | Reply

      […] Fikra en a parlé ; mais pourquoi les bloggueurs n’ont-ils pas pris le relais pour en parler et débattre ? […]

    • Soufiene 7:00 pm on May 14, 2008 Permalink | Reply

      Sarkozy cherche d’une facon ou d’une autre a exciter la gauche en France et de creer les polemiques qui plaisent a l’extreme droite. Il l’a toujours su faire, et il en a toujours tire profit. Ca s’est passe en Tunisie, mais c’est la politique Francaise qui est visee. Ceci dit, lorsqu’on voit comment chez-nous, des filles diplomes Bac+4 travaillent dans les ateliers (garages) de confection, et qui touchent a peine 180D/mois pour 48h/semaine, sans contrat, ni couverture, et on ajoute a ca le harcelement et le manque de respect, on comprend pourquoi Sarkozy nous traite de mains d’oeuvre! Parce que tout simplement nos diplomes ne servent pas pour grands choses pour le moment au moins, et pour des raisons divers, pas uniquement le manque de liberte et de democratie. Franchement chez-nous on a encore du mal a savoir regarder dans nos pieds et savoir determiner ce qu’il nous faudra vraiment.

      Et avant tout, en s’attend a quoi de Sarkozy exactement ?!

    • MALI 4:33 pm on May 27, 2008 Permalink | Reply

      Chers amis,

      Pardonnez-moi, mais quelques rappels me semblent indispensables pour redresser le débat :

      – Ce ne sont pas les européens ou les français qui émigrent dans des felouques de fortune pour la quêter outre mer.

      – Ce ne sont pas les tunisiens qui ont un SMIC à 15 euros de l’heure.

      – Ce ne sont pas les français qui font des heures d’attente devant le consulat tunisien à Paris ou ailleurs pour avoir un visa.

      – Ce ne sont pas les riches français qui envoient leurs enfants à Tunis pour faires un mastère ou autre thèse.

      – Ce n’est pas Bern Ali qui part en France pour vendre des Tunairbus ou des tuncentrales thermiques. Quand il y va pour vendre ce sont plutôt des boites d’harissa ou des dattes ou de l’huile d’olive…qui ne sont pas, vous le conviendrez, des produites de haute technologie.

      – Etc. etc.

      Quand tout cela sera…alors on pourra critiquer les paroles de Sarkosy qu’il a tenues à Tunis. Mais pour le moment tout cela n’est pas…alors vaut peut être mieux se taire jusqu’à ce que cela soit.

      Pour revenir au sujet principal des propos critiqués voire indignants pour certains (nes) : on peut proposer comme définition de l’intelligence la capacité à pouvoir s’adapter. S’adapter à un problème mathématique ou de physique ou tout simplement à son environnement et à trouver des solutions pour son propre bonheur, bien être, réussite etc. On peut dons se poser la question suivante : est ce que les tunisiens s’adaptent mieux à leur milieu que les français. La réponse doit être connue par ceux qui cherchent à émigrer vers l’Europe ou l’Amérique du nord parfois au péril de leur vie. Apparemment c’est la seule solution qu’ils aient trouvée pour « s’adapter » à leur siècle. A ce titre et suivant la définition ci-dessus ils cherchent à s’adapter donc à être intelligents. Peut être à ce titre peut on trouver les tunisiens plus intelligents que les français puisque les français quand ils sont malheureux restent en place et ne cherchent pas à émigrer …en Tunisie.

      Je ne suis absolument pas Sarkosyste mais je ne trouve en rien ses propos humiliants. Je trouve même qu’il a été gentil car il laisse la porte ouverte. Il aurait pu dire qu’il ne veut plus de l’immigration africaine (Tunisienne)…en plus… c’est ce qu’il pense vraiment.

      « Nous, nous avons l’harissa. Vous, vous avez les airbus, ensembles nous pourrons construire un monde voyageant le feu au cul ! »… c’est de l’humour. Bien à vous cordialement. MALI

  • sami ben gharbia 12:30 pm on July 15, 2007 Permalink | Reply
    Tags: , , france   

    la France sera du côté des dictateurs 

    C’est le message de la France, c’est l’identité de la France, c’est l’histoire de la France !

    Ivre de sa victoire aux élections présidentielles, le président élu, Nicolas Sarkozy, a fait des belles promesses sur l’engagement de la France aux côtés des opprimés :

    Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d’humanisme, à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisés dans le monde pour leur dire que la France sera à leurs côtés, qu’ils peuvent compter sur elle […] La France sera du côté des opprimés du monde, c’est le message de la France, c’est l’identité de la France, c’est l’histoire de la France.

    Le brouillard de ces belles paroles s’est dissipé durant sa visite en Tunisie. Sarkozy a souligné que « le président Ben Ali est le premier à reconnaître qu’il y a des tas de choses à améliorer. Nous en avons parlé, nous avons parlé de cas particuliers, » ajoutant que « cela n’empêche pas l’appréciation que je porte sur le développement économique de la Tunisie et le cheminement en progrès de la Tunisie vers la démocratie. » Et comme son prédécesseur, il n’a pas oublié de saluer la lutte que mène le régime tunisien « avec une certaine efficacité contre les forces extrémistes du terrorisme » oubliant la nature inconstitutionnelle et inhumaine de cette « lutte » avec son corollaire d’arrestations arbitraires, de tortures abominables et de procès iniques. Sarkozy qui aime se présenter comme l’homme du renouveau et de la rupture avec la politique classique de son pays ne fait que confirmer une longue histoire de politique étrangère de soutien aux dictateurs de l’Afrique.

    Les cas tunisien n’est pas isolé; il faut lire aussi les réactions des blogueurs Africains aux rencontres qu’a eues Sarkozy avec des dictateurs du continent, comme Omar Bongo (président du Gabon depuis 1967) et le général Denis Sassou-Nguesso (Président du Congo-Brazzaville) :

    En choisissant d’inaugurer son règne avec une rencontre aussi incestueuse avec Sassou, bien avant Bongo, Mr. Sarkozy semble avoir choisi, non pas d’aider à l’affirmation en Afrique des valeurs démocratiques et humanisantes qui élèvent l’homme, mais bel et bien de travailler à la confirmation de la néfaste politique étrangère de la France héritée de ses prédécesseurs. La France est connue pour déclarer, et donc, valider, la victoire des dictateurs africains après des élections truquées, car l’histoire de la France n’a jamais été une histoire de cassures, mais plutôt de continuités.

    Monsieur Sarkozy, vous qui avez été élu dans une élection transparente qui montre la France comme une véritable démocratie, ne croyez-vous pas qu’il est temps que la France arrête de donner des satisfecits à nos gouverneurs noirs d’Afrique, uniquement pour que nous puissions continuer de sucer tranquillement le pétrole du peuple congolais ?

    […]

    Combien de temps encore faudra-t-il attendre pour qu’un Président de la Republique de la France, patrie des droits de l’homme, cesse cette hypocrisie vis à vis de l’Afrique francophone depuis les indépendances? Les peuples d’Afrique francophone n’ont-ils pas suffisamment payé de leur sang le liquide noir que nous leur volons pour notre confort d’européen? N’ont-ils pas eux aussi droit à une vraie démocratie? Pas une démocratie de façade …

     
    • hmida 4:41 pm on July 15, 2007 Permalink | Reply

      Les premières sorties africaines de Sarko ont été l’Algérie (pétrole et gaz obligent…criante d’atentats islamsites en France aussi..) et en Tunisie (Sarko est le pendant français de Ben Ali en ce qui concerne le contrôle de la presse).

      Le Maroc, en plein renouveau social, économique et politique, n’a pas été intéressé par une visite-éclair sans signification d’un homme qui s’écoute parler.

      Les prochains mois seront déterminants pour y voir plus clair dans cette salade sarko-nordafricaine!

    • Ibn Kafka 8:31 pm on July 15, 2007 Permalink | Reply

      Bien vu! Il faudrait simplement expliquer aux éditorialistes français que les actes sont plus forts que les beaux discours de veillée électorale…

    • Jamiyat 6:19 pm on August 7, 2007 Permalink | Reply

      Sami thank you for your information and effort. Most appreciated. Shukran!

    • Marie 12:53 am on August 18, 2007 Permalink | Reply

      C’est quoi la France ? en tout cas c’est pas Sarko, non?

    • Sami Ben Gharbia 1:18 am on August 18, 2007 Permalink | Reply

      oui t’as raison, en fait, je désignais la France officielle.

  • sami ben gharbia 10:57 am on March 9, 2007 Permalink | Reply
    Tags: , , france, , , ,   

    March of the censors: France, Turkey and China clamp down on freedom of speech 

    Written for Global Voices

    march_of_censurers

    Two weeks ago, the French blog AgoraVox, one of the leading European citizen media blogs, warned against what it termed the gradual “berlusconisation” of the French media and the threat posed by the rise of Nicolas Sarkozy, French Minister of the Interior and conservative party head, to freedom of speech in the country.

    Yesterday, France’s Constitutional Council passed the Sarkozy law [Fr] ( Loi sur la prévention de la délinquance – Law on the prevention of criminality), which criminalizes the filming or broadcasting of acts of violence by people other than professional journalists. During the parliamentary debate, government representatives said the law is meant to target a practice known as “happy slapping”, defined in Wikipedia as “a fad in which an unsuspecting victim is attacked while an accomplice records the assault (commonly with a camera phone or a smartphone).”

    In France, therefore, the filming and broadcasting of acts of violence such as the riots which took place in the Paris suburbs during the month of October and November, 2005, will henceforth be the prerogative of accredited journalists only. Under this new law, any other eyewitness who records acts of violence, or anyone who makes the content available online (the operator of a web site, for instance) could face up to five years’ imprisonment and a fine of nearly US$100,000.

    In an ironic twist, the law was announced on March 3, 2007, exactly 16 years after amateur videographer George Holliday filmed African-American Rodney King being beaten by Los Angeles police officers (see the video on YouTube). The officers’ eventual acquittal in 1992 sparked off riots in the city.

    Bientôt la Corée du Nord sera un paradis de liberté comparé au camp de concentration à ciel ouvert du Frankistan.

    North Korea will be soon a paradise of freedom compared with the open sky concentration camp of Frankistan”

    said Doug on his blog.

    “Whipping out your phone and recording footage of someone setting a car on fire – or getting pummelled by police for that matter – could subject you to a five-year prison term and nearly $100,000 in fines,” noted Andy Carvin yesterday.

    So “If you’re reporting in France, you’d better get yourself an official press pass”, said David Kaplan.

    One has to wonder now what the next move by the French Republic, in its fervor to “prevent criminal behavior”, will be. Will it be the banning of video-sharing sites like YouTube and the France’s Dailymotion, which were widely used by young citizen journalists during the “émeutes de Paris” (Paris riots) two years ago? And will music videos like “Paris Brûle” (“Paris Is Burning” — seen below) be forbidden in France?

    Yet it seems like France is not the only country having trouble coming to terms with the tools and trappings of modern technology and the explosion in video-sharing that is empowering citizen journalists. Last year, Jack Straw, (More …)

     
    • China Law Blog 3:17 am on March 10, 2007 Permalink | Reply

      China is always blocking livejournal, wordpress, and blogspot blogs, but for some reason (fortunately, since we are a typepad blog) they have not once blocked typepad in the last year. Pretty strange.

  • sami ben gharbia 7:55 pm on December 10, 2003 Permalink | Reply
    Tags: , , france   

    To eat or not to eat, that is the right…question ! 

    Dans une allocution à l’occasion de l’ouverture de la 31e conférence de l’UNESCO, Jacques Chirac, en sa qualité de beau-parleur, devant une audience encore sous le choc des attentats du 11/9, déclara ce qui suit : « La première urgence (…) c’est d’introduire plus de justice, plus de solidarité, plus d’attention aux hommes et à leurs questions dans le mouvement du monde (…) Ainsi en France, ne craignons pas d’affirmer avec force ce que nous sommes : un peuple épris de liberté, de fraternité et d’égalité (…)

    Un peuple porteur d’un message. Message fondé sur une certaine idée de la femme et de l’homme, de leurs droits, de leur dignité, de leur liberté. Message fondé sur la défense du modèle et des principes démocratiques. Ne craignons pas d’affirmer l’existence d’une éthique universelle, celle qui inspire la Déclaration universelle des droits de l’Homme (…) Elle est de tous les peuples, de toutes les nations, de toutes les religions (…) Plus que jamais nous devons la défendre, la faire vivre, assumer sa valeur universelle. Affirmer cette universalité, c’est souligner la solidarité qui unit tous les hommes. C’est proclamer que chaque femme, chaque homme, chaque enfant a des droits imprescriptibles. » [Une autre vision du XXIe siècle, Jacques Chirac, Le Monde, du 16 octobre 2001.] …bla, bla, bla…

    Deux ans plus tard, lors de sa visite à l’oligarchie tunisienne, ce beau-parleur, défenseur de tribune infatigable des droits abstraits de l’Homme, nous apprend que « le premier des droits de l’homme, c’est manger, être soigné, recevoir une éducation et avoir un habitat » Puis … il s’était tût, ignorant le calvaire des centaines de prisonniers, de leurs familles et de leurs enfants affamés et privés de pain, de soins et parfois de scolarité dans cette Tunisie qui, selon le défenseur zélé du geôlier tunisien, « est très en avance sur beaucoup de pays. »

    Chirac, tournant son dos aux droits de l’Homme et ses défenseurs, s’est consacré ensuite, avec ses amis réunis contre les peuples du Sud, dans le club des 5 + 0, pour faire la guerre au mouvement des peuples en crise et bafouer d’avantage l’article 13 de cette même charte dite Universelle des droits de l’Homme, garantissant pourtant aux individus une liberté de circulation dans ce monde réservé aux riches. Dans la situation actuelle du monde il est inutile de rappeler que la lutte contre l’immigration dite « clandestine » est en réalité une lutte contre une liberté fondamentale sans laquelle ni le droit à la brioche, ni le droit à l’éducation et aux soins ne sont possibles sous des élites corrompues et despotiques comme celles du Maghreb. L’immigration des peuples du Sud ne peut être que « clandestine ». L’immigration « légale » est un confort de quelques nantis et d’une poignée de privilégiés ne représentant qu’un infime pourcentage de la population mondiale. Affirmer le contraire c’est insulter les cadavres de nos jeunes frères noyés dans le fossé qui sépare le confort et son imaginaire de la misère et son quotidien.

    Revenons au successeur de la célèbre Marie-Antoinette, Jacques Chirac. Nombreux sont les déçus de son soutien proclamé au model dictatorial tunisien. A ceux-là on se permet de dire : bonjour et… bien venus au monde ! Plus nombreux étaient ceux qui ne s’étaient jamais attendus à une position en faveur des victimes de la répression en Tunisie. Conscients de la réalité injuste du monde, ceux-là n’ont jamais été déçus et ne le seront jamais. Leur regard se dirige vers les peuples et non vers les présidents, les ministres, leurs conseillers et leurs « intellectuels », qui n’ont aucune honte de construire de toutes pièces des justifications savantes et des excuses politiciennes pour réparer les dégâts engendrés par les propos présidentiels, les rattraper et les rectifier. C’est trop tard. L’Occident officiel a démontré, encore une fois, par ce « dérapage » révélateur, qu’il est satisfait du travail policier des régimes dictatoriaux tant qu’ils continuent à servir les intérêts de ses politiques économiques, sécuritaires et migratoires. On est tantôt pourvoyeurs de matières premières, tantôt de main-d’œuvre et d’autres de simples gendarmes protégeant les frontières Sud de ce paisible cimetière méditerranéen.

    Pourtant, il y a ceux qui ont accepté les déclarations de Chirac. On apprend par exemple que « 40% des internautes prennent cependant la défense du chef de l’Etat. » [Voir le sondage réaliser sur : http://fr.news.yahoo.com/031208/206/3jc0d.html] 13% estiment qu’il ne fait que décrire la réalité et 27% trouvent « qu’il est normal de ne pas froisser son hôte par des grands discours lors de voyages officiels » Même parmi les Tunisiens, il y a ceux qui tolèrent les propos de Chirac. Car, en fin de compte, et loin de tous les calculs et les belles paroles, ce que Chirac a dit n’est qu’un constat. Oui ! Nous sommes bien ce même peuple qui s’est soulevé une fois pour ramener le prix du pain à la normale puis s’était endormi. Oui, Si le peuple a vraiment envie de renverser le régime de Ben Ali pourquoi ne suit-il pas la manière géorgienne, bolivienne, argentine… ? Cette question fait mal car nous connaissons d’avance la réponse. Pourtant, nous ne sommes pas en mesure de fournir la moindre explication à ce manque de volonté populaire de changement qui marque les seules sociétés arabes.

    Supposons qu’il s’agisse bien d’un constat. Et non pas d’autres choses. Il sera donc le suivant : le premier droit pour un peuple constitué majoritairement de khobzistes (gagne pain ou adeptes d’ Al Khobza) est de manger. La preuve : dès qu’on veut revendiquer un droit on s’abstient de manger, on fait la grève de la faim ! On abandonne notre droit principal pour réclamer plus de droits. Pour les prisonniers cette technique est compréhensible car ils n’ont pas d’autres choix. Mais pour les hommes et les femmes libres, les grèves de la faim sont le signe de la paresse, du manque d’imagination politique et de l’impasse dans laquelle se trouvent les élites du peuple. Au lieu d’écrire, de se mêler à la jeunesse, de promouvoir la culture du refus et de léguer aux nouvelles générations une littérature de contestation et des traditions révolutionnaires, on préfère se mettre au lit, activer les médias étrangers, espérant que la miséricorde de Chirac ou de Powell nous vienne au secours, qu’ils nous rapportent dans leur coffre la liberté et la démocratie. Pourtant, quand il s’agit de défendre l’indépendance, on est les premiers à dénoncer l’interventionnisme américain en Irak et français dans le pré carré africain et maghrébin. On est le comble de la schizophrénie politique. On veut et on veut pas. On est tantôt contre l’ingérence et tantôt pour. Tantôt fiers comme les coriaces de l’arabité et d’autres mendiants, plus que les affamés de l’Afrique, la charité de celui-là même qui soutient nos dictateurs, forme leurs polices et fournit les matériaux nécessaires à la survie de la tyrannie et au perfectionnement de la censure. Il est sûr que nous avions eu tort d’espérer qu’ils nous viennent en aide. Mais Chirac, de son côté, avait-il raison, puisqu’il était sur le sol d’un pays dont le peuple ne s’est révolté contre le gouvernement qu’à une seule occasion : lorsqu’il s’était senti menacé dans sa bouffe, son pain.

    Avons-nous oublié les émeutes du pain « intifadhat al khoubz »[Ainsi nomma-t-on les trois jours du soulèvement populaire du 3 au 6 janvier 1984 suite à la décision du gouvernement tunisien de doubler le prix du pain et des dérivés céréaliers.], lorsqu’en 1984, le gouvernement doubla le prix de ce produit sacré ? Il n’y a pas de mal à le rappeler voilà que nous allons fêter le vingtième anniversaire de cet événement caractéristique qui a marqué à jamais au feu, le corps des vaches et des taureaux tunisiens que nous sommes. Eh oui chers concitoyens et concitoyennes, il n’y a aucune honte à le déclarer : nous sommes des vaches, et nous ne méritons qu’un petit espace de terre, beaucoup d’herbe à brouter, des mains fines qui maîtrisent l’art de nous allaiter tout le long de notre vie bestiale et à la fin…un bon boucher… de préférence musulman, qui sait prononcer bismillah, car avouons-le aussi, on est du genre à se révolter contre les bouchers étrangers. On aime la matraque locale. Questionnez l’Irak et son peuple !

    Ironie de l’histoire donc, cet « incident » a presque coïncidé avec le vingtième anniversaire des « émeutes du pain » qu’on va fêter dans quelques semaines. Le pain, symbole de la sécurité et de la prospérité. Déjà chez les Romains il a constitué, à côté des jeux, le meilleur moyen de dominer le peuple. Aujourd’hui encore, le représentant de la République Française, fille de La Révolution, qui devrait être en rupture avec la culture de Marie-Antoinette, femme de Louis XVI, a presque tenu la même remarque que cette souveraine: « S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ! » N’est-il pas scandaleux de venir de cette même France pour tenir de tels propos alors que des centaines de prisonniers politiques, dont plusieurs observent une grève de la faim, croupissent dans les mouroirs du dictateur dont on est en train de faire l’éloge ? Quelle différence existe-t-il entre la célèbre citation cynique de Marie-Antoinette qui indique l’éloignement des gouvernants des préoccupations du peuple et les propos de Jacques Chirac ? Aucune !

    Notre peuple va-t-il se réveiller par les discours ? Personne ne le pense car comme l’avaient bien formulé Hans Eister et Berlot Brecht : « L’homme veut manger du pain, oui / Il veut pouvoir manger tous les jours / Du pain et pas des mots ronflants / Du pain et pas de discours. »[Le Front des Travailleurs, Hans Eister-Berlot Brecht.] Les discours ne soulèvent pas le peuple tunisien. Au contraire ils l’apaisent pour ne pas dire ils le somnolent. Qui de nous ne se rappelle pas le discours de Bourguiba, le vendredi 6 janvier, quand d’une voix tremblante prononça : « Toutes les augmentations sont annulées. Que Dieu bénisse le peuple tunisien. » Avec ces quelques mots Bourguiba a mis fin aux émeutes les plus sanglantes qu’avait connu son règne et qui ont pourtant fait 143 morts.[Ces chiffres sont avancés par Jeune Afrique, du 18 janvier. Officiellement, il y a eu 70 morts. Lire : « Les trois décennies Bourguiba » de Tahar Belkhodja.]

    Je me rappelle lors des manifestations des lycéens et des étudiants à l’occasion des émeutes du pain, d’un certain Youssef Miaoui que tout Bizerte connaît. Même les gouverneurs, les maires, les délégués, les PDG et tous les cadres qui se sont succédés sur cette ville ont eu des mésaventures avec cet homme qui a su comment combiner l’alcoolisme, la folie, la révolte et la bonté. Ce jour là, Youssef Miaoui qui marchait à la tête des manifestants, brandissant une « khobza bou-kilo » (un pain d’un kilogramme), chantait son hymne national à lui : « namoutou namoutou wa yahya al-bachkoutou » (nous mourrons pour que vive le biscuit). Puis, grisé par l’alcool 90º et les cris des manifestants, il pénétra dans tous les cafés donnant sur la rue pour inviter les jeunes et les moins jeunes attablés aux jeux de cartes à rejoindre la manifestation : « Makom tqoulou « namoutou namoutou wa yahya alwatan »….ti…okhrjou moutou ! »[« Ne dites-vous pas : « nous mourrons pour que vive la nation » sortez donc et mourrez ! »] Quand il n’eut reçu d’eux aucune réaction, il ne s’était pas résigné, comme eux, à son sort, mais il sortit et continua à chanter le vrai hymne national tunisien : « namoutou namoutou wa yahya albachkoutou ! »

    Avant de souhaiter bon appétit à notre peuple, on ne va pas dire merci à Chirac, ni même au militaire en tenue civile, Powell. On va dédier à notre très cher président, l’altruiste Zaba, une chanson de celui qui avait reçu, en 1979, des mains de ce même Chirac quand il était maire de Paris, le Grand Prix du Disque :

    Elle est à toi cette chanson

    Toi l’hôtesse qui sans façons

    M’a donné quatre bouts de pain

    Quand dans ma vie il faisait faim

    Toi qui m’ouvris ta huche quand

    Les croquantes et les croquants

    Tous les gens bien intentionnés

    S’amusaient à me voir jeûner

    Ce n’était rien qu’un bout de pain

    Mais il m’a réchauffé le corps

    Et dans mon âme il brûle encore

    A la manière d’un grand festin…[L’Auvergnat, Georges Brassens.]

     
c
Compose new post
j
Next post/Next comment
k
Previous post/Previous comment
r
Reply
e
Edit
o
Show/Hide comments
t
Go to top
l
Go to login
h
Show/Hide help
shift + esc
Cancel