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  • sami ben gharbia 3:57 pm on August 18, 2010 Permalink | Reply
    Tags: 404, , , , Internet, internet filtring,   

    Tunisie : la censure tunisienne nous révèle un précieux secret 

    Nous avons appris que la censure imposée illégalement à des centaines de blogs et de sites tunisiens et étrangers a été « levée » temporairement durant la mi-journée du lundi 16 Août, 2010. Et bien que les informations sur cette « levée » soient encore contradictoires – certains affirmaient qu’ils n’avaient pas accès à certains sites, pourtant accessibles à d’autres – il est encore tôt de trancher sur ce qui s’est vraiment passé au niveau de la machine de la censure en Tunisie, qui reste, rappelons-le, obscure, top-secrète et centralisée au plus haut niveau de l’Etat et n’est en aucun cas entre les mains des quelques fournisseurs tunisiens d’accès à Internet (FAI); même si, et par excès de zèle, ils ont la possibilité d’ajouter une couche supplémentaire de censure visant leur clientèle.

    Ainsi, nous avons appris que l’accès à flickr, le site de partage d’images (censuré le 22 Avril, 2010) ainsi que les sites de partage de vidéos, blip.tv et wat.tv (respectivement censurés le 22 et le 28 avril 2010), a été rétabli. Idem pour de nombreux sites d’actualité Français et Arabes. Très curieusement, durant ce même laps de temps, qui n’a duré que quelques heures, l’accès aux deux sites populaires de partage de vidéos, Dailymotion et Youtube (respectivement censurés le 3 Septembre, 2007 et le 2 November, 2007) n’a pas été débloqué. Chose qui soulève des questions – mais surtout apporte des éléments de réponse – sur la nature, ô combien discrète, de l’infrastructure de la censure en Tunisie.

    Durant ce laps de temps qui n’a duré que quelques heures, suscitant plein d’espoir parmi les usagers du Net tunisiens, beaucoup se sont posés la question à savoir pourquoi Youtube et Dailymotion sont restés inaccessibles alors que d’autres sites du web social, comme flickr, étaient consultables à partir de la Tunisie ? Pourquoi la page française relative à la biographie de Ben Ali sur Wikipédia était inaccessible alors que les sites des partis de l’opposition tunisienne, actuellement censurés, avaient été débloqués ? Pourquoi le blog collectif de nawaat était accessible alors que sa page sur twitter était portant bloquée ?

    Afin de comprendre ce qui s’est vraiment passé, et de là se prononcer s’il s’agit d’un changement de stratégie au niveau de l’organe de la censure; il est utile de clarifier d’abord les techniques de filtrage appliquées en Tunisie.

    On peut résumer la censure tunisienne à quatre procédés. Ces quatre techniques ont été adoptées par le censeur tunisien à des moment variés de l’histoire du Net tunisien, puis graduellement combinées pour former ainsi l’une des machines les plus répressives dans le monde de la censure en ligne.

    1. Le blocage sélectif par URL : tel par exemple le cas de Wikipedia. En effet, plutôt que de bloquer la totalité de l’encyclopédie online, on bloque sélectivement les pages les plus embêtantes. C’est ce qu’il en est de la page française relative à la biographie de Ben Ali ou de celle relative à la pratique de la censure en Tunisie. Idem pour le site Google vidéo. Si la majorité des vidéos demeurent accessibles, quelques-unes, en revanche, sont bloquées.
    2. Au deuxième cran, le censeur tunisien passe au blocage du site en bannissant le nom de domaine et le sous-domaine qui lui est rattaché. C’est le procédé le plus couramment mis en œuvre, notamment pour sanctionner les blogueurs Tunisiens émettant des opinions déplaisantes […] Ce qui d’ailleurs provoque parfois un jeu d’usure entre les blogueurs et la censure par l’entremise de la création successive de nouveaux sous-domaines neutralisés, de sitôt, par la police de l’internet.
    3. Filtrage du DNS et/ou de l’adresse IP : Avec le cran au dessus, c’est le blocage total de la DNS (DNS, système de noms de domaine) et/ou de l’adresse IP du site en question, quel que soit le sous-domaine utilisé, c’est le cas de youtube.com, dailymotion.com et de tant d’autres.
    4. Filtrage par mots-clefs : En dernier lieu, on pratique, pour les plus récalcitrants, le blocage radical par DNS et par mot clé contenu dans l’URL. Ainsi est-il de Tunisnews.net ou de Nawaat.org. Avec cette dernière procédure, toute URL contenant la chaîne de caractères « nawaat », et quel que soit le nom de domaine, est systématiquement bloquée. La technique du mot clé au sein de l’URL cherche ainsi à bloquer la moindre bribe d’information qui pourrait s’afficher sur l’écran du Tunisien. Le blocage par mot clé « nawaat » fait aboutir toute recherche sur Google sur une page 404. […] Par ailleurs, le mot-clé au niveau de l’URL bloque toute image en rapport avec nawaat, y compris lorsqu’elle est hébergée sur les serveurs de Google image. Cette procédure de filtrage engendre également le blocage de tous les autres supports du web social utilisés par nawaat, dès lors que l’URL contient la chaîne « nawaat ». Ainsi, « twitter.com/nawaat », « blip.tv/nawaat », « facebook.com/pages/wwwnawaatorg/186352466213 » ne risquent pas d’être vus en Tunisie. Pareillement, la chaîne de caractères «Tunisnews » produit les mêmes effets. A noter que le bocage par mot clé peut également contenir l’intégralité du domaine et sous-domaine bloqué.

    Ainsi, et afin de répondre aux questions soulevées ci-dessus, rappelons les faits suivants :

    1. La totalité des sites censurés par un filtrage des DNS, dont Flickr, ont été temporairement débloqués.
    2. Les deux sites de partage de vidéos, youtube et dailymotion, qui sont bloqués en Tunisie, et au niveau de leurs DNS et au niveau de leurs adresses IP, n’ont pas été débloqués durant cette « levée » de censure.
    3. La page de Ben Ali sur Wikipédia qui est censuré par un blocage sélectif d’URL n’a pas été débloquée.
    4. La page de Nawaat sur twitter qui est visée par filtrage par mots-clefs elle aussi n’était pas accessible durant la courte « levée » de la censure.

    Cet incident très révélateur de la brève « levée » de la censure, nous a offert, et pour la première fois, des indications extraordinaires sur la sophistication de l’infrastructure technique du filtrage en Tunisie. En ce sens, s’il s’était agi d’une opération de maintenance, ceci nous amène à relever qu’il existe au moins deux sous-infrastructures indépendantes, l’une dédiée au filtrage des DNS, et la seconde au filtrage des mots-clé au sein des URLs et au filtrage des IPs (et peut–être il y aurait une troisième couche spécialement dédiée aux numéros des adresses IP). De ce fait, si une couche de filtrage tombe en panne ou est neutralisée pour une quelconque raison, telle une maintenance ou une mise à jour du serveur, la seconde, et éventuellement la troisième, indépendantes qu’elles sont, continuent à fonctionner.

    Ainsi, nous sommes en mesure de conclure que ce récent incident de « levée » temporaire de la censure n’a affecté en fait qu’une seule couche de la machine de la censure en Tunisie, celle responsable du filtrage des DNS. C’est en tout cas ce qu’on a pu relever hier. Si on prend l’exemple de nawaat (l’un des rares sites tunisiens censuré et par DNS et par filtrage par mots-clefs ), on a constaté que le filtrage par DNS ne fonctionnait plus pendant ce laps de temps alors que, durant ce même laps de temps, le filtrage par mot-clé au sein de l’URL continuait à fonctionner toujours aussi efficacement. Par conséquent, et durant cette courte « levée » de la censure, nawaat.org était accessible sous son DNS alors que tous les URLs contenant la chaîne de caractères « nawaat » étaient bloqués (voir ci-dessous les copies d’écran du test qu’on a effectué à partir de la Tunisie) :

    censure tunisie ATI

    Maintenant, l’autre question qu’on peut se poser et qui est aussi importante est de savoir pourquoi la couche de filtrage par DNS a-t-elle cessé de fonctionner pendant quelques heures alors que l’autre ou les autres couche(s) continuai(en)t à censurer “normalement” tous les sites visés par un filtrage par adresse IP, par URL et par mots-clés ?

    Il est possible que notre censeur tunisien soit en train de perfectionner son contrôle sur l’infrastructure du réseau en vue d’un meilleur filtrage des sujets « sensibles », voire d’une analyse plus rigoureuse des paquets de données transitant entre le réseau tunisien et le réseau international. Une sophistication de l’infrastructure pourrait être très utile à un fichage et un contrôle plus policier des usagers du Net tunisien. Avec plus d’un million et demi de Tunisiens sur facebook, des centaines de blogs de plus en plus critiques, dont plus d’une centaine déjà censurés, et un stream assez politisé sur twitter et autres sites du web social, le régime tunisien n’a d’autre choix que d’accentuer son contrôle sur le réseau par le biais d’une sophistication à la chinoise de l’infrastructure de filtrage et de traçage. Toujours est-il, s’il y a eu une mise a jour de l’infrastructure, voire un autre cran de sophistication, n’hésitons pas tous à être vigilants et attentifs aux procédés utilisés.

    Il est aussi probable qu’il s’agissait d’une « simple » mise à jour du serveur; plutôt que de débloquer tout le trafic, le censeur a maintenu la ou les couche(s) du filtrage par URL, par mots-clefs et par adresse IP tout en débloquant l’autre couche, celle du filtrage par DNS. Une fois la mise à jour ou le changement de serveur effectué, tout est revenu à la « normale ».

    Autres extrapolations, selon le Forum de « Démocratie Syndicale et Politique », ceci pourrait expliquer cette levée provisoire de la censure :

    Il parait qu’une délégation internationale est en visite dans notre pays pour discuter de la liberté de la presse et de la véracité des accusations des activistes de la société civile sur la censure sur internet….nous nous attendons donc à ce que la levée de la censure soit temporaire juste le temps de leurrer la délégation ci-haut évoquée.

    C’est en effet possible, mais peu probable pour la raison suivante : en certaines circonstances, il est arrivé au censeur tunisien de débloquer certains sites pour justement leurrer l’opinion publique Internationale. Nous avons connu ça lors du SMSI et lors de certaines manifestations internationales en Tunisie. Mais à chaque fois, cela s’est limité à certain sites comme ceux des partis politiques actuellement censurés. Ainsi, cette levée provisoire n’a jamais été si systématique que celle que nous avons connue hier, mais toujours au cas par cas. En tout état de cause, durant ces parenthèse de “liberté”, jamais le blog de nawaat ou celui de Tunisnews n’ont échappé à la vilenie des filtres de la censure.

    Bien évidemment toutes ses hypothèses ne sont que des spéculations. Ce n’est qu’un effort de notre part d’essayer de mieux comprendre un des systèmes de répression les plus secret de la Tunisie et contribuer à démystifier ses procédés. Et évidemment, nous invitons toute personne ayant d’autres informations à les rendre publiques, et à fortiori, il est peut–être tant pour que d’anciens collaborateurs de ce système répressif révèlent enfin ce qui peut aider la Tunisie à ce débarrasser de ce mal.

    De toute façons ce n’est qu’une question de temps, tôt ou tard, des révélations de la part de ceux qui sont aujourd’hui impliqués dans cette censure auront lieu. Aussi, nous rappelons encore notre email nawaat [ @ ] gmail [ dot ] com. Notre site est toujours ouvert à tout collaborateur. Il va de soi que ces collaborateurs ont l’assurance absolue quant à la confidentialité de leur identité.

    Rédigé conjointement par Sami Ben Gharbia et Astrubal.

    Lire l’article en anglais : A First glimpse at the Internet Filtering in Tunisia et en Arabe آلة الحَجب في تونس تكشف أسرارا ثمينة.

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  • sami ben gharbia 4:17 pm on October 13, 2009 Permalink | Reply
    Tags: , , , , , Internet, ,   

    Hello world! I'm Hacked! Again and Again! 

    My blog has been hacked today by some “phantoms” (see screenshot).
    The hackers deleted my blog, its database and the Tunisian Prison Map. This is not the first time that  my blog, along with other Tunisian independent websites where I’m active, have been targeted and sometimes defaced completely, like what happened to yezzi.org (see my post “North Africa: are political websites more likely to get hacked” on Global Voices Advocacy. But we are always back, sharper and wiser, to exercise our right to free expression.
    You can access by blog mirror/backup on https://ifikra.wordpress.com
    I’ll import the backup of my blog in the coming days; too busy, traveling and more 😉
    Best
    sami ben gharbia

    hacked131009

    My blog has been hacked today by some “phantoms” (see screenshot).

    The hackers deleted my blog, its database and the Tunisian Prison Map. This is not the first time that  my blog, along with other Tunisian independent websites where I’m active, have been targeted and sometimes defaced completely, like what happened to yezzi.org (see my post “North Africa: are political websites more likely to get hacked” on Global Voices Advocacy. But we are always back, sharper and wiser, to exercise our right to free expression.

    You can access by blog mirror/backup on https://ifikra.wordpress.com

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    Best

    sami ben gharbia

     
    • oso 2:28 pm on October 16, 2009 Permalink | Reply

      Sorry to hear. Glad that you’re back up. I’m certainly not suprised that you’re a frequent target. 🙂

    • Sami Ben Gharbia 1:20 am on October 17, 2009 Permalink | Reply

      Hi David, thanks man. Well, that’s the nature of this cat and mouse game that we are playing.

  • sami ben gharbia 12:39 pm on April 8, 2009 Permalink | Reply
    Tags: , Internet,   

    Video Interview: Aljazeera's Web-inspired business strategy 

    I first met Mohamed Nanabhay, the 29-year-old South African, during the 3rd Annual Aljazeera Forum in Doha, Qatar, in 2007. Mohamed is a prominent blogger, a friend and a colleague from Global Voices covering Qatar where he is based. Mohamed is the former Aljazeera head of New Media and the mastermind of the Aljazeera’s successful invasion of the Web.

    Aware that traditional mainstream media outlets, such as radio, TV and newspapers, are losing audience to new platforms, he developed a new Web-inspired business strategy for Aljazeera, finding new news sources, experimenting new tools and engaging people wherever they are and drive them between venues.

    We are using exactly the same tools as others on the Internet, like bloggers and anyone in the new media industry. We are looking at Youtube, Facebook, Flickr, Twitter…anywhere where people are congregating, having a conversation and posting content. These are the places where we operate and try to be involved in,” he told me “so, we are looking at how can we proactively engage online and make our content available to our audience. We don’t treat our audience as criminals. They are the people who watch us, they are the people who will be produceful. Our experiment with the Creative Commons license is to say how can we take our content and make legally available building on an existing copyright law“.


    Source: Media ’08 – Presentation by Mohamed Nanabhay – Slideshare.net

    But the challenges are immense: fighting the internal resistance to change and winning over the skeptics online are not easy tasks.

    The media industry is going through a phenomenal transformation. As everything goes online and everything became digital, the way we deal with media has to change,” said Mohamed, “and that poses challenges to most content industries. We’ve seen what happened to the music industry when all the music went online with P2P and so on; they are trying to figure out what the business model is. The same thing is happening to Hollywood at the moment and to other content producers as well“.


    Click on the thumbnails to open Al Jazeera’s new media projects in a new window [Image generated by Berberus Mass image Resizer]

    On 13 Jan 2009, Al Jazeera has started to share some of its footage of the military conflict in Gaza under the most permissive Creative Commons license that allows commercial re-use and remixing. And of course, Mohamed is very excited about this experiment. “Wikipedia contributers immediately grabbed the content, started taking the videos and pulling out still images to compliment wikipedia articles,” he said, “we’ve saw many non-governmental organizations, activists groups take the content and use it for their own promo videos, other broadcasters are using it, such as the RAI in Italy, video games producers are starting using it. It’s quite exciting to see what happens when you allow people to use your content.

    Undoubtedly, Aljazeera has revolutionized the approach to media in the Arab world, and it seems that the Web is revolutionizing Aljazeera approach to news gathering and news dissemination. “We hope that we are at the forefront of the revolution, maybe to be an avant-garde of it in the digital age and really push it forward and innovate,” Mohamed said.

    I met Mohamed again last week in Germany during the Berkman Center & Aspen Institute Event on Internet & Democracy in the Middle East and he was kind enough to share with us some of his thought about this Web-driven revolution within Aljazeera. Thanks Mohamed.

     
  • sami ben gharbia 3:26 pm on February 13, 2009 Permalink | Reply
    Tags: , , , , , , , Internet, ,   

    إسترتيجيات القمع و المقاومة على الشبكة التونسية 

    أنشر هنا تسجيلا مصورا للكلمة التي ألقيتها خلال المنتدى العربي الثالث للصحافة الحرة، الذي انعقد في العاصمة اللبنانية بيروت بين 12 و13 ديسمبر/كانون الأول 2008. الجلسة التي خصصت لمناقشة موضوع المعالم المتغيرة للتدوين العربي، ضمت كل من المدونة المصرية و نورة يونس، و المدونة السودانية كيزي شوكت، صاحبة مدونة “لا قبيلة لي“، و المدون السوري محمد عبد الله، صاحب مدونة “رايح ومش راجع“.

    و قد تحدثت في مداخلتي عن إستراتيجيات القمع التي تتبعها السلطة التونسية من أجل فرض قيود على حرية التعبير على الشبكة و الإستراتيجيات المضادة التي يتوخاها المدونون و النشطاء الرقميون التونسيون لممارسة حقهم في الوصول إلى المعلومة و إيصالها و التنديد بسياسة الحجب و الرقابة.

    و إثر الكلمة، إتهمني أحد “الصحفيين” التونسيين، الذين بعثهم النظام التونسي للتشويش على أعمال المنتدى، بكوني “ذيلا” من أذيال حركة النهظة الإسلامية، و بأن النشاط الألكتروني التونسي يمثل نموذجا من نماذج إستعمال القاعدة و المجموعات الإرهابية لتكنولوجيات الإتصال الحديثة.

    أكثر ما أغضبهم هو عندما عرضت شريط تتبع طائرة الرئاسة التونسية و استعمالها المشبوه الذي فضحه صديقي صدربعل و كذا شريط استعمال خدمة جوجل أرث لعرض أشرطة الفيديو الحقوقية التي حاصر بها نشطاء موقع نواة قصر الرئاسة بقرطاج.

    و كنت قد نشرت أيضا شريطا يعرض تصرفات هؤلاء “الصحفيين” التونسيين إثر مداخلة نزيهة رجيبة و مداخلة سهام بن سدرين خلال اجتماع مجموعة آيفكس لمراقبة أوضاع حرية التعبير بتونس. و كانت السلطات التونسية قد منعت الأستاذ محمد عبو و الصحفي لطفي الحيدوري من السفر إلى بيروت و حضور المنتدى.

     
    • عم 11:33 am on February 24, 2009 Permalink | Reply

      برأيي سياسة القمع هذه ستنتهي ولو بعد حين ‘ من حق الشعوب أن تدافع وتغلق المواقع التي تضر بسمعتها لكن ليس كل من هب ودب من المواقع تغلق وفي دولنا العربية بينما بعض المواقع التي تروج لدمار مجتمعاتنا تترك مفتوحة للجميع .

      برأيي مداخلة رائعة واتمنى استمرار هذه الفعاليات الجميلة حتى لو منع من منع المهم أن يعرف العالم حقيقة ما نشاهده بأعين التدوين لا بأعين لاترى ولو بعد حين ؟

  • sami ben gharbia 6:51 pm on January 12, 2009 Permalink | Reply
    Tags: , , , , , , , Internet, ,   

    لقاء تلفزي حول المدونين العرب مع الصحفية نجاة شرف الدين 

    لماذا تحول المدوِِِِّنون العرب الى مطاردين من قبل الحكومات؟ ما الذي يجعل من المدوّنات في دول كتونس ومصر وسوريا مواقع مزعجة الى درجة حجبها ومنعها وقرصنتها؟ نجاة شرف الدين، مقدمة برنامج ترنزيت “Transit” على قناة المستقبل اللبنانية ألتقت، على هامش المنتدى العربي الثالث للصحافة الحرة، الذي انعقد في العاصمة اللبنانية بيروت بين 12 و13 ديسمبر/كانون الأول 2008، بمدوّنين عرب:

    نورة يونس من مصر

    كيزي شوكت من السودان، صاحبة مدونة “لا قبيلة لي

    محمد عبد الله من سوريا، صاحب مدونة “رايح ومش راجع

    سامي بن غربية، صاحب مدونة “فكرة“، من تونس

     
    • emad 6:00 am on July 9, 2009 Permalink | Reply

      ارجو التواصل لدى مدونة عبارة عن مقالات واخرى خاصة بالقصص القصيرة

  • sami ben gharbia 11:05 pm on December 16, 2008 Permalink | Reply
    Tags: , , Internet, , ,   

    Saudi Arabia, Tunisia and Syria Prevent blogger and journalists from Attending Free Press Conference in Beirut 

    2008-12-14-arabbloggersseekfreedomabufadil.jpg

    From left: Sudanese blogger Kizzie Shawat, Egyptian blogger Nora Younis, Tunisian blogger Sami Ben Gharbia (Source: The Huffington Post)

    Written for Global Voices Advocacy

    One blogger, two journalists, and one online writer were prevented from traveling to Beirut, Lebanon, to attend the 3rd Arab Free Press Forum that took place on 12 and 13 December, 2008

    Saudi Arabia prevented the leading Saudi blogger, Fouad Al Farhan, from attending the event where he was scheduled to take part in a panel entitled “The Changing face of Arab blogging“.

    Tunisian human rights lawyer and online writer, Mohammed Abbou, was also stopped from boarding a flight, for the fifth time since his release from prison in July 2007.

    Tunisian journalist and editor of the online magazine Kalima Lotfi Hidouri, and Mazen Darwish, director of the Syrian Center for Media and Freedom of Expression, were also prevented from leaving their countries for Beirut.

    L. Hidouri was held by police overnight, before being released on the next day.

    In his opening remarks, Timothy Balding, World Association of Newspapers (WAN) CEO, has vigorously protested these incidents:

    we can at least thank the authorities of Tunisia, Saudi Arabia and Syria for this eloquent and timely demonstration of their contempt for, and fear of, free expression, as we open this Forum

    In 2007, Fouad Al Farhan was arrested for unspecified “violation of non-security regulations.” He was released on April 26, 2008, after spending 137 days in detention in Jeddah.

    In 2005, human rights lawyer and onlineMohammed Abbou was arrested and sentenced to prison for three-and-a-half years for writing online articles criticizing the Tunisian penitentiary system, and comparing his country’s political prisoners with those held in Abu Ghraib. He was jailed for nearly 28 months, and released on 24 July, 2007.

    Here are the summaries of the presentations of the panel: The Changing face of Arab blogging (source: Arab Press Network):

    When Tunisian bloggers suspected that the presidential jet was being frequently used for personal business by friends and family of the president, they used airport records to track its travels and compared it to official government records. Only one of ten trips proved to be official. Using Google maps, the bloggers illustrated their findings by “following” the plane in a video that was posted on YouTube and could be viewed within Tunisia. This and many other testimonies of how bloggers distribute information in the Arab world were shared at the 3rd Arab Free Press Forum, taking place on 12 and 13 December in Beirut, Lebanon.

    The second session of the Forum focused on the changing face of Arab blogging. The three presenters are all living and writing from outside their countries.

    “Internet with ID”

    Mohammad Al-Abdallah, Blogger, I’m Leaving and I’m Not Coming Back

    Syria has imposed draconian restrictions on internet usage, requiring users to provide detailed identification and requiring internet cafes to keep records on the habits and site visits of all their users – and it blocks YouTube, Facebook, Wikipedia, Skype and other international sites.

    Despite these restrictions, internet usage in Syria – introduced only in 2000 — is growing, and is expected to reach 10 percent of the population by 2009.

    The number of Syrian bloggers is also growing, and they provide a vital service to the country, says Mr Al-Abdallah, who provided an evolution of the internet in Syria.

    “We have become a source of information for Syrian citizens, despite all the constraints and obstacles for even just being on the internet,” says Mr Al-Abdallah, who left Syria after being arrested twice and facing a third arrest (his father and brother and both in jail). “A small number of citizens are trying to circumvent the embargo. This if of great importance in a country where the government doesn’t allow people to meet and get together.”

    “I had no venue to express my opinion”

    Kizzie Shawat, Blogger, I Have No Tribe, I’m Sudanese, Sudan

    Kizzie Shawat is a pseudonym for a young college student who began blogging because “I had no venue to express my opinion.”

    Ms Shawat, who writes about female genital mutilation and other controversial topics, sees her role as providing a view of her country from a different perspective from official sources.

    Though censorship is strict in Sudan, the authorities have not been successful in blocking all opposition websites, says Ms Shawat, creating an opportunity for bloggers like herself.

    But she has another audience as well – the vast Sudanese diaspora – among whom she tries to encourage unity in a divided country. “Our national identity is important and I try to emphasize this in my blog,” she says.

    “It is an important forum for social activism,” she says. “You have to allow people to express themselves and we’re not used to doing that.”

    Beating the censors

    Sami Ben Gharbia, Blogger, Fikra, and Global Voices Advocacy Director, Tunisia

    Tunisia has what may be the world’s most sophisticated internet blocking apparatus – it not only block websites, it pirates them and adds false and misleading information. But that doesn’t stop Tunisian bloggers for finding and using innovative ways around the system, and providing compelling multimedia reports to provide a counterpoint to official propaganda.

    When official media “reported” that the Italian region of Tuscany had named a major highway after Tunisian Zine El Abidine Ben Ali, bloggers photographed the new street, showing it was an insignificant rural road leading to nowhere.

    Suspecting that the presidential jet was being frequently used for personal business by friends and family of the president, bloggers used airport records to track its travels and compared it to official government records. Only one of ten trips proved to be official. Using Google maps, the bloggers illustrated their findings by “following” the plane in a video that was posted on YouTube and could be viewed within Tunisia.

    Bloggers have also found interesting ways of beating the censors, such as buying Google Ads keywords so their information pops up whenever someone searches for certain words.

    Mr Gharbia’s presentation focused on the methods Tunisian authorities use to block independent information – including “deep inspection” of e-mails – and how freedom of expression advocates try to get around them.

     
    • Elfatih 7:20 am on December 31, 2008 Permalink | Reply

      sorry for the way i will start this comment but if you really stand by freedom of speech and openness please tell us why they prevented you from publshing or announcing what ever it is that you want to announce and also clearify why is it so that you are a target for hackers, and thank you.

      visit my blog along with my name.

    • Random_Moods 11:17 pm on January 2, 2009 Permalink | Reply

      I guess you still didn’t get the green light from the NGO’s to blog about the humanitarian disaster in Gaza, right?

      It sounds like biting the hands that offered those few trips trips to the web 3.x activist conferences… That was disappointingly predictable. Good luck with your career!

    • yaseen 11:45 pm on January 19, 2009 Permalink | Reply

      we hope freedom from all access to global media

  • sami ben gharbia 2:54 pm on November 27, 2008 Permalink | Reply
    Tags: , , , Internet   

    The Internet and the Struggle for Voice in Repressive Regime Contexts 

    (Copenhagen 10-11 November 2008) I attended a Research seminar on Digital Media in Repressive RegimesPublic sphere, civic engagement and political mobilization (.Pdf) hosted by The Danish Institute for Human Rights.

    This is a video of a talk given by Mariam Memarsadeghi about the Internet and the Struggle for Voice in Repressive Regime Contexts. Miriam is a consultant to human rights and democracy organizations internationally and an outspoken advocate for women’s rights and civil liberties in Islamic contexts.

     
    • sara 3:26 pm on November 29, 2008 Permalink | Reply

      Thanks for sharing this video Sami!

  • sami ben gharbia 1:52 pm on October 25, 2008 Permalink | Reply
    Tags: , , Internet   

    Advocacy 2.0 Guide: Cross-posting for Advocacy 

    cross-posting-cover.jpg

    Click on the image to download this guide as a pdf

    I’m pleased to announce that we have release the second Advocacy 2.0 Guide: Cross-posting for Advocacy, An Introduction to Effective Social Media Integration. This second guide by Global Voices Advocacy offers us a brief introduction to how to use cross-posting for online advocacy campaign. It reviews different web 2.0 tools, showcasing successful examples where cross-posting has been used for advocacy. The guide also includes the pros and cons of the cross-posting technique.

    Boost your online advocacy campaigning efforts

    A successful and effective online campaign engages a variety of strategies in order to, on the one hand, raise awareness and promote a message, and on the other hand, to maximize outreach and attract new supporters driving them to take action in favor of your cause.

    Thanks to the incredible widespread availability of all kinds of content on the Internet, you can now increase the reach of your online campaign by automatically and instantly cross-posting your blog or website entries on different Web 2.0 services, such as macro and micro blogging services (Twitter, Facebook, Myspace, etc.). It is another fantastic way to build communication and connect to your audience, and it can have far-reaching impact on your campaign, particularly by getting the attention of people who have never visited your website.

    The entries on your blog and website are not separate entities. They can now appear on countless web platforms simultaneously, grabbing the attention of new niche audiences and opening new channels of communication with groups beyond the circle of your most loyal supporters. Your blog or website may remain your primary medium of choice for content, but since only some readers will follow you on Twitter or are subscribed to your RSS feed, this broad dissemination approach, has the potential to engage more people in your cause and encourage them to share links, sign electronic petitions, send emails, and even make donations.

    There are multiple benefits to this approach. The first is that you drive more visitors, and thus eventual supporters, to your own blog campaign. Also, it has the effect of lengthening the lifetime of your blog and website entries by generating a cycle of sharing and promotion that can be easily picked up by search engines like Google.

    Please download the guide as a PDF file and help us translating the guide in your language.

    Table of Contents

    • Introduction
    • What do you need?
    • How to feed your blog or website to Twitter?
    • Update your Facebook Status via Twitter
    • FeedBlitz takes it a step further by automating email and IM delivery
    • Some arguments against the use of the cross-posting
    • A good example on how to use the cross-posting technique

    Please check out our other 2.0 guides for Advocacy

    Geo-bombing: YouTube + Google Earth

    GeobombingGeo-bombing is one of the techniques that can be employed to enable more effective dissemination of your YouTube videos campaign through Google mapping applications like Google Maps and Google Earth. Now you can watch your geotagged videos inside Google Earth and Google Maps. Any geo-tagged YouTube video will show up when the Youtube layer of Google Earth/Maps is turned on [read more…]

     
    • kapseinsece 10:55 am on April 24, 2009 Permalink | Reply

      I’m the only one in this world. Can please someone join me in this life? Or maybe death…

    • cbfffe 3:19 pm on February 11, 2011 Permalink | Reply

      Very good resource. Add to bookmarks

    • ASSORIESESS 11:24 pm on March 23, 2011 Permalink | Reply

      and that he wanted to tell the author?

    • pfmanulg5 10:23 am on March 29, 2011 Permalink | Reply

      Salutations à tous,

      Pour commencer , donnez-moi la possibilité de vous montrer ma gratitude pour chacune des excellentes infos que j’ai retrouvées sur cet fantastique site.

      Je ne suis pas certaine d’être au meilleur endroit mais je n’en ai pas vu de meilleur.

      Je viens de Duncan, États-Unis. J’ai 27 ans et j’éduque 5 très gentils enfants qui sont tous âgés entre 9 et 16 ans (1 est adopté). J’aime beaucoup les animaux et je fais de mon mieux de leur donner les fournitures qui leur rendent l’existance plus heureuse .

      Je vous remercie d’avance pour toutes les très pertinentes discussions à venir et je vous remercie surtout de votre compassion pour mon français moins qu’idéal : ma langue maternelle est l’anglais et j’essaie d’apprendre mais c’est très difficile!

      A une autre fois

      Arthru

  • sami ben gharbia 6:37 pm on May 29, 2008 Permalink | Reply
    Tags: , , , , , Internet, ,   

    À Casa j'ai pas vu Bush, mais j'ai parlé de Ben Ali 

    De gauche: Sami Ben Gharbia (Global Voices), Clothilde Le Coz (RSF), Jamal Eddine Naji (Chair UNESCO)

    Lors de l’émission sur Radioun qui a eu lieu avant le Workshop de casablanca (Journalisme Citoyen en Afrique du Nord) et qui avait réuni un représentant de Boudourou, Zizou, Normaland et moi-même, j’ai insisté sur le fait que les organisateurs dudit workshop pourraient avoir un agenda propre et qu’ils oeuvreraient à provoquer un changement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord selon une ligne de conduite que dictent leurs intérêts nationaux, de domination, d’hégémonie, de néocolonialisme, de démocratisation ou de libération. Appelez ça comme vous voعlez. Dans le même temps, j’ai aussi souligné que nous aussi avions notre propre agenda. En ce qui me concerne, celui de parler du cas Tunisien et de soulever les problèmes liés à la liberté d’expression en Tunisie, de la censure qui sévit en ligne jusqu’à la répression qui s’abat sur ceux qui exercent leurs droits. Il n’est question ici ni d’anges, ni d’enfants de choeurs ni de philanthropie. Chacun poursuit ses propres intérêts et agit en conséquence !

    Et comme je n’ai jamais été partisan –tout comme Houssein et les autres– du principe de la chaise vide en campant sur des dogmes d’un autre temps, je me rends sans faiblesse là où on m’offre une tribune afin d’aborder les sujets qui me tiennent à coeur. Et je crois que ma participation au dit workshop a atteint ses objectifs :

    • J’ai parlé des victime de l’Internet en Tunisie, de Zouhair Yahyaoui, Ramzi Bettibi, les Jeunes de Zarzis, Slim Boukhdhir, etc.

    • En ma qualité de représentant de Global Voices au sein de la conférence, j’ai donc parlé de l’importance de cet portail de la blogsphère globale et des différents projets que Global Voices est en train de réaliser pour soutenir les blogs et le journalisme citoyen dans le monde, comme le projet Rising Voices, Lingua et Advox.
    • J’ai parlé de l’excellent travail fait, depuis 2004, par le site citoyen nawaat et son approche mettant à profil les outils web 2.0 pour soutenir la cause de la liberté en Tunisie et offrir un espace à une information alternative. La nouvelle version de nawaat dispose d’un Hub 2.0 très élaboré réalisé par Astrubal et qui vous permet de suivre les derniers billets et les derniers commentaires postés sur l’ensemble des blogs tunisiens. Le Hub 2.0 vous offre aussi la possibilité de visualiser les vidéos (proxifiées) relatives à la Tunisie publiées sur les différentes plate-formes de partage de vidéos comme Youtube, Dailymotion, Google Video, etc. (see nawaat and die).
    • Nawaat 2.0 Hub

    • J’ai parlé du journalisme citoyen et le blogging en tant qu’outils efficaces pour combattre :
      1. la corruption, et j’ai donné l’exemple marocain de Sniper de targist et du Nador

      2. la torture et le harcèlement sexuel en parlant du travail des blogueurs egyptiens à l’instar de Wael Abbas et MaLcoLM X.
      3. la désinformation en citant l’exemple chinois très original de l’anti-cnn.com qui avait comme but de dévoiler la désinformation des médias occidentaux lors de la couverture médiatique des récents événements du Tibet.
      4. la langue de bois et le journalisme à deux sous et j’ai mentionné le blog tunisien Boudourou.
      5. En réponse à la proposition de Houssein de construire un aggrégateur des blogs maghrébins, j’ai informé les présents de l’existence d’un projet (en cours de construction) techniquement très performant qui fera pénétrer les blogs maghrébins dans l’univers du web sémantique.

    J’ai aussi présenté, avec Clothilde Le Coz, Responsable du bureau Internet et libertés de Reporters sans Frontières, un workshop sur le sujet de l’anonymat et les techniques qu’il faut utiliser pour se protéger. Faisant suite aux demandes de certains blogueurs tunisiens, j’aimerai bien partager avec vous la présentation que j’ai faite sur le sujet du “Comment Bloguer Anonymement ?” Vous pouvez la visualisez ci-dessous (ou directement sur le slideshare.net). Vous pouvez aussi télécharger le fichier PDF de la présentation contenant également les notes explicatives.

    Si vous voulez approfondir vos connaissances techniques dans le domaine de l’anonymat, je vous conseille de lire le “Guide pour bloguer anonymement avec WordPress & Tor” (download PDF file) qui est disponible en français grâce à la traduction du blogueur tunisien Malek Khadhraoui.

    Le guide propose différentes méthodes pour protéger votre identité en ligne, afin d’éviter d’éventuelles  représailles. Il réduit considérablement le risque que l’identité réelle d’un blogueur puisse être liée à ses écrits, à travers des solutions techniques et quelques mesures de prudence simples.

    Hormis ce constat positif sur le plan “proffessionnel” et de la formation, le workshop était aussi un succès sur le plan humain. Le fait de rencontrer face-à-face des blogueurs et blogueuses du pays et de partager avec eux/elles des moments inoubliables d’échanges et de découvertes était pour moi, du fait de ma situation d’exil, une occasion unique pour faire la connaissance de gens très intéressant avec qui je partage un outil (blogging, le web), une culture, un pays et des idéaux.

    Et pour finir, je dirai que faire la connaissance de blogueurs et activistes comme Rachid Jankari , Othmane Boumaalif, Tarik Essaadi, Hichem Abboud, Samira Elidrissi & Jamila Lamnante de Selwane.TV et Selwane.com, Lazhar Djziri du Quotidien D’Oran, Mohamed Zainabi, etc. valait vraiment la peine.

    Merci aux organisateurs, aux participants et surtout à ce beau pays qu’est le Maroc où j’ai pas vu Bush, mais parlé de Ben Ali !!

     
    • Werewolf 8:06 pm on May 29, 2008 Permalink | Reply

      أهلا سامي حبيت نشكرك على التدوينة هاذي اللي حاولت تعرض فيها النقاط الرئيسية للملتقى على الأقل من وجهة النظر متاعك و نشكرك زادة على المتابعة فيما يخص التطرق لتعليقي. أنا نعرف اللي لازم نلقاوا كل مرة شخص جديد يستحق للمعلومة و زيادة الخير ما فيها ندامة و هنا نحكي على إعادة نشر طرق مجابهة الحجب لكن ما يخفاش عليك أنه أغلب مستعملي الأنترنيت في تونس أصبحوا اختصاصيين في البروكسيات يا سيدي هاو نطرح عليك السؤال بطريقة أخرى… انتي شاركت كمحاضر و ساهمت في ووركشوب… شنوة الجديد اللي خرجت بيه بصفتك مدون … ثماشي ووركشوب أخرين وقعوا … لأنو ثمة شكون ركزوا على نقطة الفورماسيون كإحدى مزايا الملتقى عادة ماذا بينا بالحق تكون ثمة حاجة جديدة نتعلموها لأني و بصراحة نرى الفايدة الملموسة اللي حصلت هي مقابلة المدونين المغاربة عملا بمثل “معرفتك في الرجال كنوز”…

      أما حكاية ما قابلتش بوش ما تراش فيها تهكّم على البعض ياخي هو بوش وقتلي أعلن الحرب على الارهاب يمشي شخصيا يحارب و و قتلي يبدا البرنامج هذا مدعم من الإدارة الحالية باش يقولولكم مالباب اسمعوا راوا هذا الكل بفضل بوش… يظهرلي الجملة الأخيرة زلعت التدوينة و انتي صاحب المدونة على كل حال و نعاودلك شكري

    • Houeida Anouar 11:33 am on May 30, 2008 Permalink | Reply

      @werewolf

      La dernière phrase de ce billet est en quelque sorte une figure de style, une tournure rhétorique (métonymie). Sami ne parle pas de Bush en personne, mais de tout ce que Bush représente, tout ce qu’il évoque.

      J’aimerais ajouter un commentaire sur cette assertion : “la majorité des utilisateurs d’internet en Tunisie sont devenus des experts en proxy”

      Est ce que vous pensez réellement que c’est le cas? Hors mis les “tech-savvy” qui manient internet avec beaucoup d’agilité, je dirais d’après mon expérience que la plupart des utilisateurs d’internet ne savent pas ce qu’est vraiment un proxy, comment l’obtenir, comment l’utiliser. Les choses se compliquent lorsqu’il s’agit d’outils comme Tor ou HotspotShield. Alors je ne pense réellement pas que la pointe de l’iceberg que constitue la poignée d’utilisateurs du web tunisiens les plus actifs soit représentative de l’accès des Tunisiens aux moyens de détournement de la censure!

      Pour finir, l’apprentissage minimal dans ce genre de workshop est à mon avis le dialogue et le respect. Mieux, il peut carrément aider à créer des synérgies entre les personnes, qui peuvent aboutir à des initiatives intéréssantes. Beaucoup de ce qui ce passe sur le web tunisien alternatif est né de rencontres entre personnes pleines de bonne volonté! Alors que ce soit l’IREX et le MEPI qui organisent cette fois, peu importe leur “hidden agenda” n’y change absolument rien 🙂

      Merci

    • Sami Ben Gharbia 1:11 pm on May 30, 2008 Permalink | Reply

      @werewolf

      الجملة الأخيرة ليست فيها أي نية سيئة أو إسائة لأي كان. كما قالت هويدة، إنها فقط جملة لغلق التدوينة بشكل هزلي يلخص ردي الخاص لمن ادعى بأن بمشاركتنا في “مؤتمرات بوش” هو دخول لخيمة الإدارة الأمريكية.

      Pour revenir au sujet des proxies, je rejoins ce que Houeida venait d’écrire, et en plus, lors du workshop, il ne s’agisssait pas de proxy ou de comment accéder aux sites censurés, mais du comment bloguer anonymement.

      Même si on est expert dans l’utilisation des proxies, cela ne veut pas dire qu’on est sur que notre activité sur les blogs (que ce soit en postant sur nos blogs ou en commentant sur les blogs des auttres) est vraiment anonyme et que nous n’avons pas laissé des traces susceptibles de compromettre notre sécurité personnelle (vis à vis d’une dictature je parle). Et c’est dans cet esprit que le workshop essayait de présenter les techniques offrant un miniumum d’anonymat.

    • Werewolf 10:38 pm on May 30, 2008 Permalink | Reply

      @Houeida Anouar:

      Concernant la dernière phrase, Sami m’a bien compris.

      @Sami Ben Gharbia:

      A mon avis il y a 2 types d’utilisateurs d’internet en Tunisie, ceux qui cherchent l’information et vont réussir à l’avoir en contournant la censure et ceux qui sont indifférents et peu importe que l’info soit censurée ou pas.

      Y a une règle simple “qui cherche trouve”.

      Par ailleurs, je ne vois pas de différence entre naviguer et bloguer anonymement. La différence réside réellement au niveau du proxy. Si ce dernier crypte les données, l’anonymat est garanti.

      Sauf que dans les publinets (elli yele3bou 3al marioul), les ports USB sont désactivés, tu ne peux même pas faire un clic droit!!!

  • sami ben gharbia 4:43 am on January 28, 2008 Permalink | Reply
    Tags: , , , Internet   

    المدونون التونسيون في الصحافة العالمية 

    لقد أثارت قضية اعتقال المدون السعودي فؤاد الفرحان ضجة لم يسبق لها مثيل على صعيد الإعلام و تغطية لمحنة التدوين في العالم العربي أسالت كثيرا من الحبر. و في مقابل صمت الإعلام الرسمي و حتى غير الرسمي العربي عن قضية فؤاد، تحدثت أغلب الصحف الرئيسية في العالم، المطبوعة منها و الألكترونية، عن فؤاد و عن المخاطر التي يتعرض لها مدونو منطقتنا من اضطهاد و حبس في حال تجاوزهم للخطوط الحمر التي ترسمها السلطة السياسية أو الدينية أو كليهما.

    و في معرض الحديث عن فؤاد و عن المدونين العرب تعرض العديد من الصحفيين إلى ظاهرة التدوين و ضحايا الأنترنت في تونس التي كانت سبّاقة كعادتها في سياسة تعقب و محاكمة نشطاء الأنترنت، بدءا باعتقال الفقيد زهير اليحياوي سنة 2002 من أجل نشاطه على موقع تونيزين الذي كان يديره – و خاصة التصويت الذي كان قد نشره داعيا زوار الموقع إلى التصويت عما إذا كانت تونس جمهورية أم مملكة أم سجنا أم حديقة حيوانات- و وصولا إلى آخر ضحايا الكتابة على الشبكة، الصحفي و المدوّن سليم بوخذير الذي حوكم بسنة نافذة بتهم ملفقة: “الإعتداء على البوليس و الأخلاق “الحميدة و رفض الإدلاء ببطاقة هويته.

    لنبدأ بعرض أهم ما كتبته الصحف العالمية عن المدونين و المدونة التونسية.

    فقد تحدث مجلة «السياسة الخارجية» الأمريكية الشهيرة في عددها الحالي (جانفي | فيفري 2008) و الموجود في الأكشاك عن قضية استعمال طائرة الرئاسة التونسية مخصصة ركنا على الصفحة 104 إلى ما قام به المدونون التونسيون من فضح لأسلوب من أساليب استنزاف الثروة الوطنية. المقال موجود أيضا على موقع المجلة:

    Caught in the Net: Tunisia’s First Lady

    January/February 2008

    Tunisian President Zine elAbidine Ben Ali isn’t exactly a jetsetter. He rarely leaves Tunisia. So the country’s bloggers were surprised to find that his state airplane logs as many miles as it does. They used planespotting Web sites such as Airliners.net and Planepictures.net to track the jet’s movements between 2001 and 2007 and found it made frequent stops in Paris, Milan, Geneva, and elsewhere. The trips, however, are nowhere to be found in the president’s official travel itinerary. But Tunisia’s bloggers think they recognize the frequent flyer: First Lady Leila Ben Ali. She is an unabashed shopaholic, and it may be no coincidence that so many of these unofficial trips were to Europe’s fashion capitals.

    الطريف في الأمر أن تقوم المجلة بدعوة مدوني البلدان الأخرى إلى احتذاء أسلوب المدونين التونسين مقدمة بعض النصائح العملية عن كيفية تعقب طائرات رؤساء العالم عارضة قائمة من طراز عشرات منهم. يمكنكم مشاهدة القائمة و النصائح على هذه الصفحة.

    How to Do It: Be a Presidential Plane Spotter

    Want to track the movements of your president’s plane? Here’s how to do it.

    Heads of state have always liked to travel in style. Former Zairian President Mobuto Sese Seko, for instance, leased himself a supersonic Concorde to get around in the late 1980s and early 1990s. President George W. Bush flies around the world in two Boeing 747s. And Saudi Arabia’s King Abdullah travels in a notoriously plush jumbo jet.

    But how did a group of enterprising Tunisian bloggers find out just where their president’s plane was flying—and when? A few online tools make it simple. Web sites run by plane-spotting hobbyists, such as Airliners.net, allow users to search for photos of aircrafts, accompanied by the date and the location where the photo was taken.

    Some simple information can be helpful when tracking a president’s plane, including the type of aircraft, who operates it, the plane’s tail number, and its “CN” or construction number, essentially a serial number unique to each aircraft. To get you started, FP has compiled this information for the airplanes of 20 heads of state, listed below, along with links to photos of the leaders’ high-flying homes.

    صحيفة الواشنطن بوست و الواشنطن تايمز، كذا الحال بالنسبة لأشهر المدونات الأمريكية “هافنغتون بوست” و مدونة “التعليق حر” التابعة لجريدة الجارديان البريطانية، قد لمحت كلها، دون ذكر الإسم، إلى اعتقال تونس للمدون سليم بوخذير.

    الوكالة الفرنسية للأنباء « يه اف بي» تحدثت بدورها عن أول سجين الشبكة في تونس، زهير اليحياوي، و عن التدوين التونسي مبينة، دون ذكر المصدر الذي اعتمده، أن عدد المدونات التونسية لم تبلغ الألف على أقصى تقدير:

    Tunisia is barely breaking the thousand threshold. […] Blogs in Tunisia and Egypt are more akin to citizen journalism sites […] And in 2002, Tunisian blogger Zouhair Yahyaoui was given a two-year sentence on charges of “publishing false information” about alleged human rights violations but released on bail a year later after three hunger strikes. He has since died.

    موقع س.ن.ن بالعربية تعرض بأكثر دقة إلى مأساة المرحوم زهير اليحياوي معطية الكلمة إلى خاله القاضي و المدون مختار اليحياوي:

    وفي تونس، لا يوجد سوى نحو 1000 مدونة، لكن مع الأخذ بعين الاعتبار حكم السكان الذي يناهز 10 ملايين.

    كما أنّ تونس تضمّ عددا من ألمع المدونين، ينشط بعضهم من خارجها، واشهرهم سامي بن غربية، ومدونته التي يطلق عليها بالعربية: “فكرة

    على أنّ من يصحّ عليه لقب عميد المدونين التونسيين، هو من دون شكّ زهير اليحياوي، الذي توفي عن عمر 36 عاما قبل عامين، بعد أسابيع من خروجه من السجن، إذ أتهمته السلطات التونسية بنشر أخبار كاذبة على مدونته التي تحولت إلى منتدى نقاش للشأن العام في تونس، وأثّرت في النقاش السياسي والاجتماعي في البلاد بنهاية القرن الماضي وبداية الحالي.

    ويوجد الآن على صفحة المدونة المنتدى تونيزين ، “تونس الزين (الرئيس التونسي زين العابدين بن علي)، كلمة “نهاية”، في إشارة إلى نهاية المدونة برحيل صاحبها وتفرّق زملائه من بعده، ومن ضمنهم الشهير المجهول “عمر الخيام” و”لومومبا” و”يوغرطة.”

    ويقول المدون التونسي مختار اليحياوي، وهو قاض، قيل إنه ” تمّت إقالته بعد أن توجه برسالة إلى الرئيس زين العابدين بن علي يطلب فيها إجراء بعض الإصلاحات في ميدان القضاء”، وهو خال المدون الراحل زهير، إنّ ما كان يعوز هؤلاء هو التنظّم.

    وأضاف في تصريحاته سنن بالعربية: “عندما تمّ سجن زهير نشرنا نداءات تلفت النظر إلى وضعه الصحي، حيث أنّه قام بسبعة إضرابات للجوع، رغم بنيته الجسدية الغضّة، التي لم ترق إلى مستوى ضخامة عزمه وصلابة رأيه.”

    وتعرّض زهير اليحياوي في سجنه إلى ثلاث أزمات قلبية، وهو ما أدى بالسلطات التونسية، بضغط من حكومات غربية، أبرزها باريس، إلى إطلاقه قبل عام من إتمام المدة المحكوم عليه بها.

    وتحاكي مدونته حالة زهير بعد رحيله، حيث أنّها صامتة صمت القبور، باستثناء ما تركه مدونها من معلومات، وروابط وكتابات تعدّ من أجمل وألذع ما كتب في تاريخ الصحافة التونسية، بأسلوب مشوّق وهزلي وساخر، ببصمة اللهجة التونسية.

    ويواصل خال زهير، مختار اليحياوي، مسيرة ابن شقيقته بمدونة يقول إنّها تستقطب يوميا 1000 قارئ مميّز، وهو “ما يعدّ أكثر مما تستقطبه مواقع جميع أحزاب المعارضة” وفقا لليحياوي.

    ويضيف “سيكون من السخرية أن تواجه الحكومات، وخاصة التونسية ثورة المدونات.. لقد سار القطار ولن يتوقف.. وبدلا من القمع يتعين النظر في الأسباب، وتوفير أسباب المواطنة التي لا تستقيم بدون وجود لحرية الرأي.”

    ويختتم حديثه بالقول:” عندما تغلق أبواب السياسة، يصبح كلّ شيء سياسة.”

    أما موقع إسلام أون لاين فقد سلط الضوء على مدونة “المواطن زواري” للمدون و الصحفي التونسي المنفي في وطنه عبد الله الزواري.

    و على الرغم من بعض المعلومات الخاطئة التي تخللت المقال فإن مجرد الحديث عنه، كمدوّن و صحفي تونسي هضمت كل حقوقه المدنية و السياسة، حتى حقه في العيش مع عائلته، يعد أمرا إيجابيا:

    الإنترنت ممنوع

    بداية حملات التضييق في ديسمبر الجاري شهدتها تونس، أكثر الدول العربية حجبا للمواقع العربية على الإنترنت، حسب تقرير “المبادرة العربية لإنترنت حر” التابعة لـ”الشبكة العربية لمعلومات حقوق الإنسان” غير الحكومية.

    فوفق هذا التقرير يعد “النشر عبر الإنترنت في تونس عملية محفوفة بالمخاطر، وتؤدى غالبا إلى عواقب وخيمة، وذلك علي الرغم من أن تونس كانت من أوائل الدول العربية التي اتخذت مبادرات هامة لنشر الثقافة الرقمية، ومن أبرزها انطلاق المشروع الرئاسي للحاسب العائلي في أبريل 2001 الذي أتاح لأكثر من مليون و700 ألف الاستفادة من الخدمات الإلكترونية، فإنها مع عام 2003 استحدثت ما يسمي “بقانون الإرهاب”.

    وبموجب هذا القانون اعتقلت السلطات يوم 8-12-2007 الصحفي والمدون عبد الله الزواري بعد نشره سلسلة مقالات علي مدونته التي تحمل اسم “المواطن زواري”.

    وللزواري قصة طويلة مع السلطات بسبب آرائه المعارضة للنظام الحاكم، إذ سبق سجنه 12 سنة، منها 7 سنوات في زنزانة انفرادية، كما أنه يقضى حاليا عقوبة النفي القسري في مدينة جرجيس شمالي تونس بعيدا عن زوجته وأولاده الموجودين بالعاصمة.

    ويشمل قرار نفي الزواري حرمانه من ولوج الإنترنت ودخول المقاهي المقدمة لهذه الخدمة، وذلك من خلال فرض ثلاث دورات مراقبة عليه، غير أنه غافل هذه المراقبة، ونشر عدة مقالات عبر مدونته هاجم فيها نظام الرئيس زين العابدين بن علي.

    ولم يتوقف الأمر عند هذا الحد، إذ تحدث لقناة فضائية عن معاناته مع السلطات؛ ليتم اعتقاله، والتحقيق معه حتى يوم 20-12-2007.

    وعقب الإفراج عنه، نظم المدونون التونسيون احتفالية احتجاجية يوم 25-12-2007 تحت اسم “يوم التدوينة البيضاء” هاجموا فيها سياسة التضييق على حرية التعبير عبر الإنترنت، وقبل الزواري اعتقلت السلطات 10 مدونين آخرين.

     
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